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Point quotidien n°31 : Actualité du 30 avril 2020

30/04/2020

L'actualité du 30 avril 2020 en 6 points

1. Outre Atlantique, le PIB peut empirer... et la Fed peut faire plus !

Comme un symbole de la combinaison d’une économie réelle en berne et de mesures de soutien d’ores et déjà historiques. La conférence de presse du président de la Fed, hier, a confirmé que les mesures exceptionnelles allaient perdurer (larges achats de titres publics et privés, taux au plancher), sans que de nouvelles mesures aient été pour autant annoncées. L’institution a toutefois insisté sur la marge de manœuvre qui restait la sienne au cas où l’économie continuait de se dégrader. Le PIB américain s’est en effet contracté de 4.8% sur le dernier trimestre en rythme annualisé. Un recul que l’économie US n’avait pas connu depuis le 4ème trimestre 2008. Comme en Europe, la consommation privée et l’investissement pèsent sur l’activité. Notons par ailleurs que les dépenses publiques pour soutenir l’activité n’apparaissent pas dans ces chiffres, celles-ci ayant été lancées en fin de trimestre.

2. Le PIB français déçoit également

L’INSEE a publié cette semaine sa première estimation du PIB de la France avec des précautions d’usages. Ainsi, certaines méthodes de calcul ont été revues afin de s’adapter au contexte unique de confinement. Alors que la période étudiée ne contient pourtant que deux semaines de confinement, le PIB aurait chuté de 5.8% au premier trimestre (donnée non annualisée, contrairement à la méthode de calcul américaine), ce qui permet de jauger plus précisément l’impact économique de l’arrêt des activités non essentielles. Il s’agit du plus fort recul de l’activité jamais enregistré en France depuis la création de cet indicateur en 1949 ! Ailleurs en Europe, le recul est très légèrement inférieur (en Espagne -5.2%) et l’Italie, première touchée par le confinement, ne recule « que » de 4.7%.

3. Les Banques centrales rendent leurs copies

Les investisseurs attendaient ces deux rendez-vous avec impatience, c’est désormais chose faite. La Fed et la BCE ont livré leurs analyses et leurs réponses à la crise économique. Comme nous l’avons évoqué ci-dessus, la Réserve Fédérale américaine se tient au chevet de l’économie des Etats-Unis. Sur le vieux continent, le discours tenu par Christine Lagarde n’est pas aussi rassurant que celui de son homologue Jerome Powell. La présidente de la BCE, dont les talents de communicante pourraient s’inspirer de ceux de son prédécesseur, a ainsi déclaré que l’impact de la pandémie est « sans précédent » et que le rythme de la reprise future reste « hautement incertain ». Face à ce constat, la réponse avancée n’a pas convaincu les investisseurs… et pour cause ! Le conseil des gouverneurs a aujourd’hui simplement décidé d’une baisse supplémentaire de taux de long terme pour fournir des liquidités supplémentaires aux banques de la zone euro. Le Programme d’Achat d’Urgence Pandémique, mis en place fin mars, reste à ce jour inchangé même s’il pourrait être renforcé dans les prochaines semaines. Face à une récession prévue entre 5% et 12% pour l’année 2020, il reste probable que la BCE se laisse le temps de la réflexion avant d’intensifier son action.

4. La campagne présidentielle se poursuit aux USA

Si le sujet a déjà été évoqué à de nombreuses reprises, la campagne présidentielle américaine continue de faire parler d’elle. Alors que Donald Trump est critiqué pour avoir recommandé l’usage des UV et des injections de produits désinfectants pour se protéger contre le Covid-19, son principal opposant Joe Biden est quant à lui en pleine tourmente médiatique… Le candidat démocrate, qui dispose d’une importante marge de manœuvre depuis le retrait de son rival à la primaire Bernie Sanders, se retrouve en effet rattrapé par un scandale datant… de 1993. Si la gravité des faits qui lui sont reprochés ne peut pas être sous-estimée, le timing avec lequel le scandale sort n’est pas anodin non plus. Ces annonces prennent de plus en plus d’importance dans les dernières campagnes électorales, que ce soit aux Etats-Unis ou ailleurs dans le monde. S’il est d’usage que la campagne présidentielle joue sur le sensationnalisme, le contexte actuel de crise sanitaire et de ralentissement économique laissera également la part belle à la thématique ô combien importante de la reprise de l’activité quand viendra l’automne.

5. Décision finale le 7 mai...

La carte du confinement a été présentée par le ministère de la Santé. Elle fait apparaître 35 départements en rouge, 32 en orange et 32 en vert. Ce code couleur se base sur deux critères : la circulation du virus et les tensions hospitalières sur les capacités de réanimation. Tous les jours, cette carte sera réactualisée en fonction de l’évolution de la situation pour être « cristallisée » le 7 mai.

6. Le point Covid-19 du jour

Si certains pics quotidiens de contamination continuent de ponctuer l’actualité, on observe depuis quelques semaines une stabilisation des nouveaux cas déclarés chaque jour dans le monde (environ 90.000 nouveaux cas par jour en moyenne en avril). Le total des cas confirmés a dépassé les 3,2 millions de personnes dont près du tiers sur le seul territoire américain. En France, les places en réanimation continuent de se libérer petit à petit (264 lits se sont libérés sur la journée du 28/04) et ce sont désormais plus de 48.000 personnes qui ont rejoint leur domicile après une hospitalisation.

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Crédit images: Dessin d'Olivier Menegol, dessinateur pour le journal Le Figaro.
Sources : WiseAM, Le Monde, Le Figaro, Investing, Boursorama, 20 minutes, Le point, Voici
Achevé de rédiger le 30/04/2020



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