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Point quotidien n°21 : Actualité du 16 avril 2020

16/04/2020

L'actualité du 16 avril 2020 en 4 points

1. Les débats font rage dans l'Euroland... et notamment en Italie

« Cet instrument n’est pas adapté à la situation ». C’est par ces mots que le premier ministre Giuseppe Conte a une nouvelle fois dénoncé la réponse institutionnelle de la zone Euro. Peu avare en diatribes anti-européennes depuis le début de la crise, le Premier Ministre italien n’est pas le seul à souhaiter une amplification de la réaction de l’Euroland, qui permettrait davantage de rivaliser avec la force de frappe américaine. En effet, une certaine nervosité s’est de nouveau emparée des intervenants à l’égard de la dette italienne. Inutile de préciser que le sommet européen du 23 avril revêt un enjeu majeur. Il doit notamment permettre de répondre enfin à la question toujours en suspens quant à l’émission de « Coronabonds ». Pour forcer un peu plus la main de ses opposants, M. Conte a menacé de ne pas utiliser l’argent du Mécanisme Européen de Stabilité, s’attirant par la même occasion les foudres de ses opposants politiques  qui déclarent : « il serait dommage de ne pas utiliser cet argent mis à disposition ».

Pendant ce temps, par la voix d’Isabel Schnabel (membre du directoire de l’institution), la BCE s’est dit prête à prendre de nouvelles initiatives pour éviter une fragmentation financière de la Zone Euro. Nul doute que le premier ministre italien la rejoint sur ce point…

2. La saison des résultats d'entreprises ouvre dans un contexte tendu

Alors que le premier trimestre de l’année 2020 vient de se terminer, les publications de résultats d’entreprises vont permettre de tirer un premier bilan de la situation mondiale. Chute des ventes, production en berne, les conséquences des mesures de confinement instaurées à travers le monde n’épargneront personne… ou presque ! Ce sera peut-être aussi pour certains l’occasion de mettre de « vrais » mauvais résultats sur le compte de la crise actuelle, mais ce sont surtout les discours de dirigeants qui accompagnent cette période qui seront scrutés de près. En effet, si l’activité économique a marqué le pas dans le courant de ce premier trimestre, celui qui suivra sera également très dégradé selon les analystes qui ne voient la reprise s’esquisser réellement que pour la deuxième moitié de l’année 2020. Nous continuons de penser que cette période trouble, comme toutes les autres par la passé, permettra à certains acteurs de sortir renforcés tandis que d’autres seront affaiblis. Les opportunités qui se présenteront alors permettront aux investisseurs qui sauront les saisir de construire les bases d’une gestion qualitative sur le long terme.

3. Quand la hausse du chômage fait remonter les marchés

Attendus à 5,105 millions cette semaine (après les plus de 6,6 millions de nouveaux chômeurs la semaine dernière), les chiffres publiés cet après-midi furent plus mauvais qu’anticipés, à 5,245 millions de demandes d’allocations. Une déception qui a, de manière contre intuitive au premier abord, engendré une hausse des indices boursiers. Comme un symbole de la psychologie nouvelle qui prévaut désormais dans l’esprit des opérateurs. Paradoxalement, les investisseurs accordent une telle confiance à l’action de la Banque centrale américaine (et du gouvernement américain) qu’une nouvelle déception économique fait espérer de nouvelles mesures de soutien à l’avenir, alimentant ainsi la hausse des marchés.

4. Le point Covid-19 du jour

Les annonces à répétition de Donald Trump affirmant que les Etats-Unis ont passé le pic de contamination commencent à se vérifier. En effet, ces derniers jours le nombre de nouveaux cas dans le pays était en léger ralentissement (moyenne quotidienne des nouveaux cas sur les 7 derniers jours : 29.600 cas - moyenne quotidienne sur les 3 derniers jours : 27.000 cas), mais reste tout de même élevé. Un plan de déconfinement du pays doit être détaillé par le président à 19h30 (heure française). Cependant, la controverse continue de faire rage quant aux risques induits par une telle mesure.

Au Japon, le premier ministre Shinzo Abe a étendu l’état d’urgence à l’ensemble du territoire nippon. Si le pays n’est actuellement pas sous confinement, ces mesures permettent toutefois aux préfectures d’inciter fortement les citoyens à rester chez eux et d’imposer des fermetures pour certains commerces. Le pays du Soleil Levant reste à ce jour relativement épargné par le Covid-19 avec 8.600 cas déclarés sur son territoire environ, malgré l’épisode houleux du Diamond Princess qui était intervenu très tôt dans la crise sanitaire.

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Sources : WiseAM, Les Echos, Le Monde, Investing, Bourse Direct, Economie Matin, L'Usine Nouvelle, Pour la science
Achevé de rédiger le 16/04/2020



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