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L'actualité du 8 juin 2020

08/06/2020

 

L'actualité du 8 juin 2020 en 4 points

1. L’emploi américain star de la fin de semaine 

La publication, pour le moins surprenante, des Non Farm Payroll vendredi dernier a permis aux bourses mondiales de clôturer la semaine sur une dernière envolée qui a ramené les indices américains à des niveaux proches de ceux qui prévalaient encore pré-crise du Covid-19. Alors que le consensus attendait une nouvelle hausse importante du nombre de demandeurs d’emplois (+8 millions), ce sont finalement près de 2,5 millions d’emplois qui ont été créés sur le mois de mai. Cela permet au taux de chômage de passer de 14,7% à 13,3%, alors que les analystes prévoyaient un taux de 19,4% ! Si cette publication a permis de redonner confiance dans la capacité de rebond de l’économie post-confinement, le chiffre publié fait toutefois état d’une « erreur de classification » qui ramènerait en réalité le taux de chômage à 16,3% environ. Le chiffre « réel » pourrait donc faire état d’une nouvelle hausse du chômage en mai, mais elle resterait bien plus contenue que les anticipations des observateurs.

La seule certitude qui reste est que cette crise inédite rend difficile d’évaluer de façon précise son impact à long terme sur l’emploi. En d’autres termes, la Fed a encore du travail ! Après le déconfinement de nombreux États, cette dynamique de l’emploi témoigne tout de même à court terme d’une reprise d’activité salvatrice et plus rapide qu’escompté. Comme évoqué en préambule, les indices américains ont retrouvé les niveaux qui étaient les leurs avant la vague de confinement (à la clôture de vendredi soir, le S&P500 n’affichait plus que 1,15% de baisse sur l’année 2020 tandis que le NASDAQ signait un record historique à 9.814 points). Les chiffres, meilleurs qu’attendus sur le mois de mai, n’occultent en revanche pas que le chemin à parcourir reste important pour effacer la dégradation du marché du travail constatée lors des deux mois précédents (-20,7 millions d’emplois en avril, -1,4 millions en mars). Surtout, les plans d’aide auront-ils pour effet indirect de décaler les suppressions d’emplois ? A suivre…

2. Le Brexit refait timidement surface

En des temps pas si éloignés, la thématique du Brexit aurait été susceptible de provoquer quelques émois boursiers. Depuis, le Covid-19 est passé par là. Les principaux indices actions restent donc pour le moment sur-vitaminés par le déconfinement et autres plans de soutien, en attendant un retour prochain à des considérations moins exclusives. Le lecteur assidu des principaux éditoriaux financiers ne peut toutefois pas ignorer que les britanniques et les européens se sont de nouveau quittés sur un constat d’échec la semaine dernière au terme du quatrième cycle de négociations sur le Brexit. Un véritable dialogue de sourd tant chacun reste campé sur ses décisions. Bruxelles reproche à Londres sa posture contradictoire. Aux dernières nouvelles, Londres n’envisagerait pas de demander une nouvelle extension de la période de négociation. Il ne reste donc que quelques mois pour ratifier un accord commercial. Nul doute que la thématique devrait parvenir à opérer un retour sur le devant de la scène ces prochains mois.

3. Le rebond du pétrole se poursuit

Comme nous l’évoquions déjà dans notre billet du 25 mai 2020, les prix du pétrole bénéficient de la reprise de l’activité pour remonter de façon notable, notamment après l’incident constaté sur le renouvellement d’échéance des contrats futurs au mois d’avril. Un nouvel accord trouvé entre les membres de l’OPEP a dernièrement permis de prolonger d’un mois supplémentaire la réduction coordonnée de la production d’or noir afin de soutenir les prix dans un environnement où la demande reste plus faible qu’à l’accoutumée. L’accord initial, trouvé en avril, prévoyait une réduction globale de la production de 9,7 millions de barils par jour (mbj) pour les mois de mai et juin, puis de 7,7 mbj de juillet à fin 2020, et de 5,8 mbj en 2021. Le mois de juillet connaitra donc lui aussi une réduction de 9,7 mbj au lieu de 7,7 mbj, ce qui permet au prix du baril WTI de s’approcher de nouveau du seuil des 40 USD.

4. Le point Covid-19 du jour

La hausse du nombre de nouveaux cas quotidiens constatée depuis mi-mai semble se stabiliser dans le monde, et ce sont désormais plus de 7 millions de personnes qui ont été infectées par le Covid-19. La situation semble se normaliser en Russie, tandis que le Brésil reste au centre de toutes les attentions. Le président Bolsonaro a dernièrement menacé, à l’instar des États-Unis, de quitter l’OMS en dénonçant le parti pris idéologique de l’organisation internationale. Le reste de l’Amérique Latine souffre également de la propagation du virus à une vitesse préoccupante (le Pérou vient par exemple de détrôner la France à la 8ème place des pays les plus contaminés). Alors que le seuil des 400.000 décès a été franchi le week-end dernier dans le monde, les autorités sanitaires européennes ont déclaré que l’épidémie était désormais « sous contrôle » mais certains pays tels que le Royaume-Uni restent prudents dans la levée des restrictions, tandis que d’autres comme la Grèce qui avait pris très tôt des mesures très fortes cherchent désormais à relancer son secteur touristique à l’approche de l’été.


 

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Crédit image : Dessin d'Emmanuel Chaunu, caricaturiste et dessinateur de presse
Sources : WiseAM, Investing, The Washington Post, JDD, BFM Bourse, Zone Bourse, Le Monde, Forex Factory
Achevé de rédiger le 08/06/2020



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